Hausse des frais universitaires pour étudiants africains en France.

Le gouvernement français veut augmenter les frais d’inscription pour les étudiants africains afin d’attirer les étudiants étrangers issus des pays émergents non africains.

Cette année, les étudiants africains sont bien moins nombreux à tenter la direction France pour les etudes en France. On estime la baisse des demandes d’étudiants africains « de l’ordre de 30 % à 50 % ».

En effet, dès la rentrée 2019, les étudiants non originaires de l’Union européenne (UE) devront payer 2 770 euros pour une année de licence à l’université, au lieu de 270 euros auparavant. Pour un master,  3 770 euros, contre 243 euros jusqu’à présent. Soit des frais plus de dix fois supérieurs à ceux d’ un Européen…

Selon  Campus France, les étudiants africains représentent 46 % des 343 000 étudiants étrangers inscrits à ce jour dans l’enseignement supérieur français, un quart de ces étudiants viennent du Maroc (12 %), de l’Algérie (9 %) et de la Tunisie (4 %).

Primeurs aux Etudiants indiens, russes, chinois,…

Le  discours sur la langue française et la francophonie prononcé par le president français  Emmanuel Macron à l’Institut de France, le 20 mars précisait que « la France devra accroître le nombre d’étudiants étrangers sur son territoire et le nombre de ceux qui viennent des pays émergents doublera ». Et d’ajouter, s’il fallait être plus clair : « Etudiants indiens, russes, chinois seront plus nombreux et devront l’être. »

Le continent africain  est pourtant le plus présent dans les universités françaises. Selon Campus France, six pays africains sont dans la liste des dix qui envoient le plus d’étudiants en France (Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun).

44 établissements français dénoncent la stratégie « discriminatoire » 

« Nous, écoles françaises d’art, refusons la hausse des frais d’inscription pour les étudiants africains »

Après les syndicats étudiants, des universités françaises se sont mobilisées  à leur tour contre la hausse de ces frais de scolarité pour les étudiants étrangers. Plusieurs établissements de l’Hexagone ont exprimé leur “désaccord”, affirmant que ce projet de loi “portait atteinte aux valeurs humanistes que les universités défendent quotidiennement”.

 

Pour  certains aussi, l’enseignement supérieur français devrait être plus largement ouvert aux étudiants africains.  Ce système bloque énormément d’étudiants africains. 

 

 

 

 

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